La Dynamo. Une institution en terme de rap indé à Toulouse. Tous les mois, cette salle de 250 personnes environ reçoit des plateaux mélangeant scène toulousaine et nationale. Avec des assoss’ comme CMF, NRS et désormais Air De Zoo, qui proposait le 8 juin dernier son premier plateau.

22h : Droogz Brigade ouvre le show avec l’énergie et le débit microphonique qu’on leur connaît. En 50 minutes, Sad Vice, Staff l’instable, Rahma le singe et Al Tarba auront réussi le tour de force de passer d’un public un peu clairsemé à une fosse compacte et prête à pousser la chansonnette avec eux. Les copains Stick et Pedro de Paper Street viennent lâcher un couplet, et la température monte petit à petit pour ce set joué à domicile. Les titres phares du groupe défilent, avec en vrac et dans le désordre : Fil de paradis, Molodoï Gloupide, Montée de vellocet, Voyage au bout de la nuit ou encore The Sadists, tiré de l’album commun d’Al Tarba et Lord Lhus sorti en février dernier. Le set, rythmé par les prods envoûtantes d’Al’Tarba, se terminera en apothéose sur Retour à l’âge de pierre. Cinq longues années se sont déroulées depuis la sortie de leur EP Dissection en 2008, mais les Droogz sont sur une tape et un album programmés pour les mois à venir.

23h : Quand Le Gouffre se déplace, c’est en famille. L’équipe de Corbeil-Essonnes arrive donc à 10 sur scène, et le public semble conquis d’avance. Et si certains n’étaient pas acquis à leur cause, « Chameau » aura vite fait de dissiper les réticences : le membre de l’équipe, affublé d’une bombonne de bière dans le dos, distribuera de la bière dans la foule pendant tout le set à l’aide d’un mini-karsher. Rajoutez à cela des exclus de Marche Arrière et de L’apéro avant la galette, des passages solos des différents membres, une parenthèse spéciale Katana (d’Unité de Feu) et vous obtenez un joyeux bordel. Un open mic avant l’heure vient clôturer leur set, après un Triste théâtre de Char repris par le public… Gabz, Char, L’Affreux Jojo et leurs compères laissent la place aux 10′ après l’heure de jeu.

Le Gouffre - Le Bon Son

0h : Quand L’indis déboule en compagnie de Lavokato, l’impression de contraste est grande, le style différent : une occupation de la scène à deux, et une complicité entre les frères qui saute aux yeux. L’expérience se ressent aussi dans le contact avec le public, la gestuelle, les automatismes… Un show carré, qui fera oublier les quelques erreurs de la selecta sur ce set, qui aura quand même officié une grande partie de la soirée. Pas de surprises au tracklisting, mais un enchaînement efficace, de Mes classiques, introduit par son couplet issu du remix, à Code Barre, en passant par une bonne brochette de titres tirés de l’album Mon Refuge, ainsi que le classique On se reverra là-haut interprété par les deux frangins. Et en parlant de frangin, Lavo ne se contentera pas de faire les backs, assurant quelques couplets remarqués, dont un petit accapela datant de 1997 (on vous laisse reconnaître le titre). Leur set se terminera sur « AB Pi R », après une vingtaine de titres et plus d’une heure de show.

1h15 : Arrive enfin l’open mic annoncé depuis le début de la soirée. De nombreux MC’s de la scène locale viennent lâcher leurs 16’, aux côtés des membres du Gouffre qui semblent ne plus vouloir quitter la scène. Un joyeux désordre encore une fois, qui prendra fin aux alentours de 2h…

Bref, une soirée qui valait bien les 8 euros de droit d’entrée… Une mention spéciale au photographe, dont l’équilibre s’est montré plus incertain à mesure que la soirée avançait. Il nous tarde de voir les images.

Plus de vidéos de la soirée : independrap / Souitch

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