L’interview de Zoxea pour Le Bon Son, à l’occasion de la sortie de son nouvel album « Tout dans la tête », c’est ici que ça se passe.

Voilà, hier nous étions le 19 mars (lire l’article), « Tout dans la tête » est enfin sorti. L’attente était grande, le concept inédit en France, et à cette occasion, Zoxea nous a fait l’honneur de répondre à quelques questions. En exclusivité pour Le Bon Son, il revient sur la conception de son dernier album, ses futurs projets, avec ou sans les Sages Po’, ainsi que sur la tournée à venir…

Le Bon Son : Ton album « Tout dans la tête » est sorti le 19 mars, peux-tu nous expliquer le concept un peu ?

Le titre de l’album est une référence à ma technique d’écriture : de tête, « sans feuille ni stylo ».  Pour écrire les 11 titres de cet album, j’ai appliqué à chaque fois le même procédé : laisser jouer la musique, m’en inspirer pour trouver mon thème et écrire le texte de tête pour ensuite le poser derrière le micro. C’est à mi-chemin entre l’improvisation qui est une discipline pour laquelle je suis reconnu et l’écriture classique. J’aime cette technique et j’en ai fait le choix car elle me permettait de me lancer un challenge et parce qu’elle influence l’interprétation.

Qui va-t-on retrouver à la prod ?

Les compositions sont majoritairement de moi, souvent épaulé  par BKS et Blackbrown à l’arrangement. J’ai voulu me faire plaisir avec cet album en mettant en avant mes qualités de compositeur qui sont parfois peu connues. Sur les autres prods, on retrouve Melopheelo qui signe « Comme un Lion », que vous connaissez déjà, et le dark « Meurtr’Rap » ; BKS sur l’instrospectif « Déjà tout petit » ; et Juliano sur le déjà classique « C’est nous les reustas » avec mon frère Busta.

Y’a-t-il une tournée de prévue pour défendre l’album ?

Oui, bien sûr ! L’équipe travaille à la mise en place d’une tournée. Sur scène, le public me retrouvera accompagné par Dany Dan et Melopheelo (Sages Poètes de la Rue), Busta Flex et une formation de musiciens. On a déjà quelques dates et on a hâte de faire vivre l’album sur scène. Premier rendez-vous le 21 mars, ce mercredi, à la Scène Bastille à Paris.

Cet album marque aussi une nouvelle collaboration avec Busta Flex. On ne vous avait pas vus poser ensemble depuis 1999, comment se sont passées les retrouvailles ?

Busta et moi, on ne s’est jamais quitté. Après, c’est sûr que comme on n’avait pas posé ensemble depuis 1999, quand je lui ai proposé de partager le micro sur mon album et qu’il m’a dit oui, j’étais vraiment content à l’idée de cette collaboration. Jusqu’à son arrivée en studio, je n’y croyais pas tellement je trouvais ça terrible pour l’album et pour le rap français. Quand il a fini d’enregistrer, ça a pris toute son ampleur. J’ai su direct qu’il fallait qu’on clipe le titre.

On retrouve aussi Melopheelo et Dany Dan pour le fameux « Showtime », aura-t-on droit à un 4ème album des Sages Po prochainement ?

Si Dieu veut. En tout cas, c’est sûr que c’est un projet qui nous tient à coeur. L’accueil que le public a réservé à « Showtime » nous y encourage vivement.

Vous êtes un des seuls groupes à ne jamais s’être séparé après tant de temps, comment l’expliques-tu ?

Sages Poètes de la Rue c’est « jusqu’à l’Amour ». Dany Dan, Melopheelo et moi sommes soudés par des liens très forts : peu importent les épreuves.

On sent que le nombre 11 a une importance particulière (l’album contient onze titres, tu avais sorti un titre le 11.11.11), peux-tu nous expliquer ce qu’il représente pour toi ?

Le nombre 11 me suit depuis tout petit. Je suis né le 11 novembre 1974 soit le 11, 11, 7+4 = 11. A chaque fois que je regarde l’heure je tombe sur l’heure plus 11 sans parler du fameux 11h11… Il faut le vivre pour le croire ! Tu passes une journée avec moi et tu comprends très vite le concept. Au restaurant, on va me donner la table 11, l’addition fera 11,11 euros ou 111,11 euros tout dépend du restau… Du coup, avec le temps je me suis pris au jeu. Pour l’album, j’ai choisi un format court parce que j’ai remarqué que c’était le cas de nombreux « gros » albums qui m’ont marqué, comme Thriller de Mickael Jackson pour n’en citer qu’un. Après, une fois cette décision prise, je me devais de ne mettre que des titres forts. Le défi était d’autant plus intéressant à relever : 11 titres forts écrits de tête.

Qu’est-ce qui te donne cette force, cette motivation pour continuer à sortir des projets régulièrement, après plus de 20 ans de carrière ?

Cette force et cette motivation me sont données par ma famille et mes proches qui me soutiennent, la petite équipe qui travaille dur chaque jour à mes côtés pour me donner les moyens de sortir des projets et enfin l’amour inconditionnel que j’ai pour la musique. J’ai fait sa connaissance dans les années 80, tu connais la suite…

L’album avec Lord Kossity est-il toujours d’actualité ?

Non, nos emplois du temps respectifs ne nous ont pas permis de mener le projet à bout.

Les prochaines sorties de KDBZIK ?

Prochainement, fidèles à notre vocation de découvreurs de talents, on aimerait faire émerger trois artistes en développement Melox, Midnight Run et Miren. On a aussi prévu de sortir un nouveau volume de Trésors Enfouis. Enfin et bien sur, on travaille sur l’album Sages Poètes de la Rue et un album en commun avec Busta Flex devrait voir le jour.

Le mot de la fin ?

Je suis vraiment heureux de lire les retours positifs de tous ceux qui ont écouté « Tout dans la Tête ». Sachez que vous êtes mes meilleurs ambassadeurs, n’hésitez pas à partager autour de vous. C’est grâce à vous que tout ça reste possible année après année. Pozoezet !!

Photo ci-dessus : Tashi Bharucha

Zoxea – “Tout dans la Tête” disponible depuis le 19 mars : Fnac et iTunes

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