Furax, Barbarossa, le Pirate, ou encore Barbe Rousse, tels sont les surnoms de ce MC originaire de Toulouse. Peu présent sur la toile et les réseaux sociaux, Le Bon Son vous propose un coup de projecteur sur ce rappeur talentueux.

Furax Barbarossa commence à faire du rap en 2002 au sein de la Section Marécage. Avec son équipe et label Polychrome 7 qu’il rejoint en 2004, il sort un maxi (« Crash Test » – 2004) et 2 albums (« Etat des lieux » – 2006 et « En bas de l’échelle » – 2008), ainsi qu’un opus en collaboration avec son acolyte Reda (« Jour de deuil » – 2010). Valeur sûre de la scène toulousaine, il a écumé les radios et salles de concert de la ville. Le chef d’oeuvre « J’oublierais pas » résume bien son parcours. En 2010, le groupe Polychrome 7 se sépare, et Furax, Toxine, Abrazif et Sendo se regroupent sous Bastard Prod.

Son rap est définitivement sombre, loin des productions électro et dirty south du moment. Il est de ces MCs qui possèdent un univers qui leur est propre, et le sien est poisseux, violent et pessimiste à souhait, avec une haleine chargée en éthanol et THC (cf « Une cannette, un joint »). Sa voix rocailleuse et son flow précipité (mais toujours dans les temps) le rendent reconnaissable dès les premières mesures. Rajoutez à ça une plume soignée et une une bonne dose de technique, et vous obtenez l’un des plus gros découpeurs du milieu.

Cependant tout ceci n’empêche pas Furax de distiller dans sa musique des propos engagés sur la politique ou les injustices de ce monde (« Ca m’fait pas marrer », ou « Demain c’est là » qui reprend un peu le concept du classique d’IAM). Côté collaborations on a pu l’entendre aux côtés de l’Hexaler et sa Fine Equipe, Scylla ou encore Jeff le Nerf.

Son style s’est affûté au fur et à mesure de ses sorties et l’attente est désormais grande quant au nouvel album, prévu pour juin-juillet 2012. En 2011, Furax nous a laché un son issu de ce futur album pour nous faire patienter : « Qui m’demande? »

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Cet article a été publié sur un autre blog dans un premier temps. Après s’être ravisé l’auteur a préféré le publier sur Le Bon Son. Bon, et puis si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager avec les petites icônes ci-dessous, et à rejoindre la page facebook du Bon Son